déméter http://demeter.revue.univ-lille3.fr/lodel9 Description de votre site fr Delphine Lermite : l’artiste et le laboratoire. Du paysage romantique à l’installation participative http://demeter.revue.univ-lille3.fr/lodel9/index.php?id=1532 L'objet de cet article est d’étudier les nouveaux régimes de collaboration entre artistes et scientifiques à partir de l’analyse du projet que l’artiste Delphine Lermite a effectué avec Laurent Grisoni, chercheur au laboratoire MINT/ CRIStAL. En s'appuyant sur le tableau de Caspar David Friedrich Voyageur contemplant une mer de nuages (1818), l'artiste et le laboratoire ont réalisé une installation artistique complexe qui met en jeu la mise en spectacle du paysage. Ce projet répond à un appel d'offre dont l'étude fait apparaître qu'il conditionne pour une part les modalités de la production collaborative et engage l’artiste et le laboratoire à développer des activités dites « innovantes »  dans le contexte de la société de la connaissance.The aim of this article is to examine new types of collaboration between artists and scientists based on the analysis of a project developed by Delphine Lermite with Laurent Grisoni, researcher at the MINT/CRIStAL Laboratory. Based on the painting Wanderer above the Mist (1818) by Caspar David Friedrich, the artist and laboratory have created a complex artistic installation which brings into play the spectacle of landscape. The call for projects at the base of this proposal would appear to partly condition the terms of the collaborative production process and commits the artist and laboratory to develop so-called « innovative » activities in the context of the knowledge society. ven, 19 oct 2018 00:00:00 +0200 http://demeter.revue.univ-lille3.fr/lodel9/index.php?id=1532 De l’idée de « forme ouverte » (Oskar Hansen) aux « Permanences architecturales » et « Universités foraines » (Patrick Bouchain) : une filiation de pratiques architecturales collectives http://demeter.revue.univ-lille3.fr/lodel9/index.php?id=1540 La question des pratiques collectives en architecture fait aujourd’hui l’objet de discussions et de débats que certains architectes et critiques de l’architecture moderne tentaient déjà de formuler, de théoriser, ou de développer dans leurs propres travaux entre la fin des années cinquante et le début des années soixante. Dans le cadre de cet article, il s’agit de mettre en évidence le développement de positions et dispositifs critiques, notamment ceux liés à la « forme ouverte », qui ont amené tout une lignée d’architectes, issus de contextes différents, à renouveler les pratiques de l’architecture en tentant d’intégrer, dans le processus de conception de l’œuvre, la question de l’élaboration collective du « projet ».The question of collective practices in architecture is today subject of discussions and debates that some architects and critics of modern architecture were already trying to formulate, theorize, or develop in their own work between the late fifties and the early sixties. In this article, the aim is to highlight the development of critical positions and devices, especially those related to the « open form », which have led a whole line of architects, from different contexts, to renew architectural practices by attempting to integrate, in the design process of work, the question of collective elaboration of the « project ». ven, 19 oct 2018 00:00:00 +0200 http://demeter.revue.univ-lille3.fr/lodel9/index.php?id=1540 La contre-performance : un projet collectif ?   http://demeter.revue.univ-lille3.fr/lodel9/index.php?id=1483 Ce texte examine, à partir d’actions du Laboratoire de la contre-performance, collectif d’artistes et chercheur·e·s, la manière dont le féminin et l’autorité plurielle peuvent déjouer les règles de l’art. La spectacularisation de rituels de partage ainsi que la mise en scène de corps féminins subalternes y apparaissent comme des stratégies paradoxales d’empowerment. Le geste performatif est pensé dans sa dimension collective, en lien avec la survivance de mythes, comme outil de transmission de subjectivités féminines dissidentes. Based on the activity of the Laboratoire de la contre-performance, a collective of artists and researchers, this text investigates the way in which the feminine gender and the plural authority can thwart the rules of art. The spectacularisation of public rituals as well as the production of subaltern female bodies thus appear to be paradoxical strategies of empowerment. The performative gesture is thought in its collective dimension, in relation to the survival of myths, as a tool for the transmission of dissenting female subjectivity.    mer, 10 oct 2018 00:00:00 +0200 http://demeter.revue.univ-lille3.fr/lodel9/index.php?id=1483 La question de l’auctorialité partagée en jazz : l’exemple de Miles Davis http://demeter.revue.univ-lille3.fr/lodel9/index.php?id=1382 Le jazz est une musique métisse. S’y entremêlent ainsi des sources « savantes » et « populaires » issues de différentes régions du monde.Métissant les cultures, le jazz en métisse aussi, sur le plan technique, les processus de création ainsi que le rapport à l’auctorialité des productions (auctorialité individuelle et exclusive dans la musique « savante » européenne, collective et partagée dans de nombreuses pratiques musicales « populaires » européennes et extra-européennes).Le modèle d’auctorialité individuelle et exclusive (qui est aussi un modèle de représentation sociale) issu de la culture « savante » européenne s’est imposé au jazz, aussi bien en droit de l’édition que dans l’imaginaire collectif et jusque dans celui des musiciens eux-mêmes, alors que la réalité est bien différente. Miles Davis représente un archétype de ce problème d’auctorialité. Sa production sur près de cinq décennies met en évidence une typologie diversifiée du travail collaboratif, mais son rapport à la création dénote une appropriation individuelle exacerbée du travail commun, radicalisant en cela une attitude cependant latente en jazz.En observant l’incidence de la création collective pour une même pièce supposée (identifiée par son titre et son « thème »), en replaçant le rapport du jazz à l’auctorialité exclusive dans le paysage social et politique de l’Amérique raciste, on questionnera la raison profonde d’un tel rapport ambivalent au collectif.Jazz is a Métis music. There is a mix of "learned" and "popular" sources from different parts of the world.By mixing cultures, jazz mixes also, on the technical level, the processes of creation as well as the relationship to the authorship of the productions (individual and exclusive authorship in the "learned" European music, collective and shared in many European and extra-European "popular" musical practices).Miles Davis represents an archetype of this problem of authorship. Its production over nearly five decades highlights a diverse typology of collaborative work, but its relationship to authorship denotes an exacerbated individual appropriation of collective creation radicalizing in this an attitude however usual in jazz.By observing the incidence of collective creation for the same supposed piece (identified by its title and "theme"), by placing the relationship of jazz with exclusive authorship in the social and political landscape of racist America, one will question the underlying reason for such an ambivalent relationship to the collective. jeu, 02 aoû 2018 00:00:00 +0200 http://demeter.revue.univ-lille3.fr/lodel9/index.php?id=1382 L’archive en déplacement entre le dedans et le dehors http://demeter.revue.univ-lille3.fr/lodel9/index.php?id=1330 L’étude d’un processus artistique collaboratif à base d’archive mis en place en milieu fermé permet d’interroger le geste artistique lorsqu’il se développe dans une logique de création partagée.  L’analyse des modalités d’écriture et des méthodes de création questionne les transformations rendues possibles entre le dedans et le dehors autant sur le plan individuel que sociétal. The study of a collaborative artistic program based on archive developed in closed environments allows to question the artistic gesture when it develops in a logic of co-creation. The analysis of the modalities of writing and the methods of creation questions the transformations made possible between the inside and the outside on the individual as well as the societal level. ven, 18 mai 2018 00:00:00 +0200 http://demeter.revue.univ-lille3.fr/lodel9/index.php?id=1330 L’image de ce qui vient. Production visuelle collective et remploi d’images partagées http://demeter.revue.univ-lille3.fr/lodel9/index.php?id=1254 Cet article s’interroge sur de nouvelles formes de remploi filmique liées aux pratiques vidéos amateurs et aux logiques de partage d’images sur les plateformes de diffusion comme Youtube, de plus en plus souvent utilisées dans le cadre de conflits sociaux. Ce texte forme l’hypothèse que les acteurs des mouvements sociaux participent à l’élaboration d’une production vidéo collective, dans un mouvement d’amplification visuelle dont le sens est aussi bien d’infléchir l’issue d’un événement en cours que d’en produire une image possible. Sans relever d’une création collective à proprement parler, la matière ainsi produite alimente des processus créatifs et nourrit des projets de films portés par des cinéastes qui entendent donner un nouvel écho à ces actes d’enregistrement de l’espace politique, qui relèvent à la fois de la documentation et de la contestation.This article enquires about the new forms of found-footage practices related to home made movies and image sharing on streaming platforms like YouTube, practices nowadays employed during social conflicts. The hypothesis this text aims to develop is that agents in social mobilisation participate to a collective video production, in a dynamic of visual amplification meant both to influence on the issue of the happening situation and to produce a possible image of this event. This kind of material contribute to creative process of film-makers who try to give a new visibility to this visual production. jeu, 10 mai 2018 00:00:00 +0200 http://demeter.revue.univ-lille3.fr/lodel9/index.php?id=1254 Malaises, ratés, asymétries dans le travail à plusieurs. Synopsis d’un banquet des transformations http://demeter.revue.univ-lille3.fr/lodel9/index.php?id=1322 Collaborer, co-créer, œuvrer à plusieurs sont autant d’occasions de mutualisations, de tentatives de transformations de nos relations généralisées de compétition ou encore de mises à l’épreuve du confort de nos autorités. Mais comment travailler à plusieurs, quand ce plusieurs implique des statuts –juridiques, administratifs…- asymétriques ? Comment travailler à plusieurs, depuis les institutions universitaires et de l’art, quand une partie des personnes impliquées ne sont pas reconnues dans l’économie de la coopération par ces institutions ?  Ce texte pose ces questions à partir d’une série de résidences de recherche et de création organisées à Grenoble depuis 2013 où ont tenté de travailler ensemble salariées, fonctionnaires de l’université, artistes intermitten.t.es, personnes exclues du droit du travail en raison de leur statut de demandeur.e.s d’asile ou parce que « sans papiers ». Ces résidences ont suscité des malaises, des ratés, des difficultés, à partir desquels nous proposons de penser une transformation de nos pratiques.Collaborating, co-creating and working collectively provide opportunities to  mutualise resources, transform our generalised relationships of competition and test the comfort of our authorities. But how do we work collectively, when people are assigned to various kinds of asymmetrical (legal, administrative, etc.) statuses? How do we work together, from academic institutions and art, when some of the people involved are not recognised in the economics of cooperation by these institutions? This text raises these questions by looking at a series of research and creative residencies that have been organised in Grenoble since 2013, where wage-earners, permanent academics, academics or artists on short-term contracts, and people who fall outside labour laws because of their status as asylum seekers or undocumented immigrants have tried to work together. These residencies have created discomfort, missed opportunities and difficulties on the basis of which we are seeking a way to transform our practices. jeu, 10 mai 2018 00:00:00 +0200 http://demeter.revue.univ-lille3.fr/lodel9/index.php?id=1322 L’expérience collaborative entre des cinéastes et Michelangelo Pistoletto, dix films performatifs tournés à Turin et projetés à Rome en 1968 http://demeter.revue.univ-lille3.fr/lodel9/index.php?id=1172 Cet article revient sur l’expérience cinématographique collaborative de Michelangelo Pistoletto avec dix réalisateurs de la scène indépendante italienne qui créèrent chacun un film performatif, centré sur l’artiste, dans le cadre de son exposition à la galerie l’Attico à Rome en 1968. Si la disparition de cinq d’entre eux explique leur méconnaissance, cet essai offre une vision inédite de leurs contenus grâce à des témoignages recueillis par l’auteure de cet article auprès de Michelangelo Pistoletto, de Maria Pioppi et de Renato Dogliani. L’intensité créative de ces réalisations est sensible dans les films, lesquels forment un ensemble aux proximités esthétiques, thématiques, scénographiques et dramaturgiques manifestes. This article looks back at Michelangelo Pistoletto's collaborative cinematic experience with ten directors from the Italian independent scene. Each one of those collaborations resulted in a performative film, focused on the artist, as part of his exhibition at the Attico gallery in Rome in 1968. If the disappearance of five of them explains their obscurity, this essay offers an unprecedented look at their content thanks to testimonies collected by the author of this article from Michelangelo Pistoletto, Maria Pioppi and Renato Dogliani. The creative intensity of these works is significant in the films, together they form an ensemble with manifest aesthetic, thematic, scenographic and dramaturgical proximities. jeu, 10 mai 2018 00:00:00 +0200 http://demeter.revue.univ-lille3.fr/lodel9/index.php?id=1172 Binômes et Rhizomes. Deleuze et Guattari : de l’invention d’une écriture impersonnelle et inassignable à la multiplication des usages. http://demeter.revue.univ-lille3.fr/lodel9/index.php?id=1093 Deleuze et Guattari ont inauguré en philosophie une très étrange forme de partenariat : avec L’Anti-Œdipe, le texte annule la figure traditionnelle de l’auteur au profit d’une prolifération anonyme et rhizomatique inédite. Le succès remporté par les travaux cosignés Deleuze et Guattari auprès des créateurs (et les nombreux usages qu’ils ont inspirés, notamment dans le domaine artistique), doit être pensé en rapport direct avec cette conception du travail comme pragmatique de la rencontre.Deleuze and Guattari have introduced a rather strange partnership form in philosophy: in the Anti-Oedipe, the traditional image of the author has been cancelled for the benefit of an unseen anonymous and rhizomatic proliferation. The writings signed jointly by Deleuze and Guattari have achieved a great success, thanks to the creators (together with the numerous implementations they have inspired, particularly in the artistic domain). And this success has to be looked upon within a direct relationship with this conception of work as a meeting experience. lun, 05 mar 2018 00:00:00 +0100 http://demeter.revue.univ-lille3.fr/lodel9/index.php?id=1093 Faire art ensemble : affinités électives et communautés temporaires http://demeter.revue.univ-lille3.fr/lodel9/index.php?id=1135 Cet article souhaite mettre en commun plusieurs questionnements issus d’observations, de participations observantes et de pratiques du faire art ensemble dans le champ de l’art contemporain. Quatre cas sont étudiés : l’Association pour l’Agencement des Activités (Grenoble, France), Doings or Not (Estonie), Drive-In (Corée-France) et Idoine (Lyon, France). Ces différentes expériences ont un enjeu commun, celui de la communauté temporaire fondée sur les affinités électives. Ces quelques exemples de manières d’œuvrer à plusieurs amènent ainsi plusieurs problématiques : l’agencement de singularités, le partage du sensible, la constitution de réseaux, la mise en commun de rythmes et d’espaces partagés, la recherche de la justesse. L’envie et le plaisir, moteurs de ces expériences, sont mis à l’épreuve du réel mais en restent le fondement.This article aims to share several questions arising from observations, observing participations and practices of doing art together in the field of contemporary art. Four cases are studied: the Association for the Arrangement of Activities (Grenoble, France), Doings or Not (Estonia), Drive-In (Korea-France) and Idoine (Lyon, France). These different experiences have a common issue: the temporary community based on elective affinities. These few examples of ways to work together lead to several problems: the arrangement of singularities, the sharing of the sensible, the formation of networks, the pooling of rhythms and shared spaces, the search for accuracy. Desire and pleasure, driving forces of these experiments, are put to the test of the real but remain the foundation of them. lun, 05 mar 2018 00:00:00 +0100 http://demeter.revue.univ-lille3.fr/lodel9/index.php?id=1135